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Rouen : Brook Major, une artiste qui aime déranger avec sa peinture

Publié 26/08/2018 22:20 sur le site internet paris-normandie.fr source ici

Brooke Major et son art à découvrir à la galerie Duchoze

Personnage haut en couleur, Brooke Major se définit comme « outsider » dans son art. À la fois rebelle, « duchampienne » et dada, elle a tout pour plaire : le charme, le talent, l’esprit de contradiction et l’humour dérangeant à souhait.

L’empêcheuse de tourner en rond des toiles a vu le jour à Atlanta, aux États-Unis où elle a vécu ses dix-huit premières années, avant de rejoindre Paris pour ses études. « Ma mère ne voulait pas que je suive un cursus d’art parce qu’elle avait peur que je ne réussisse pas », raconte-t-elle. Au final, elle combine les deux : « J’ai regroupé mes cours de Science Po deux jours par semaine, comme ça m’a permis d’étudier en cours libre aux Beaux-Arts à Paris ». Sa nature rebelle ne met pas longtemps à refaire surface lorsqu’elle tombe sur un professeur qui lui dit que la peinture est morte, qu’il ne fallait plus peindre mais faire plutôt de l’art conceptuel. Elle lui répond alors : « Ceux qui savent peindre le font et ceux qui ne savent pas l’enseignent aux autres ». C’est ça, l’audace de Brooke Major.

La tête de mort de Marilyn

En France, elle découvre la Normandie et l’élevage de chevaux. « Dans ma jeunesse, j’ai toujours monté à cheval et j’ai décidé de me lancer dans l’élevage. » Ce sera chez les Navet où elle apprend à élever les poulains tout en peignant dans un grenier à grain durant quatre ans avant de suivre sa voie. « Ça me bouffait toute mon énergie. J’ai décidé à ce moment-là d’arrêter tous les chevaux. » Les animaux restent des modèles qu’elle maîtrise grâce à cette expérience.

Mais ce n’est pas cette Brooke Major, passionnée par le monde équestre, qui fait tout l’attrait de la Galerie Duchoze : c’est son côté « poil-à-gratter » qui s’éclate dans le détournement. Cheval de Troie version Kama-sutra à l’intérieur, tête de muppets sur une peinture sacrée, et autres réjouissantes provocations, marrantes ou grinçantes, selon les âmes coincées ou non, comme une Marilyn Monroe avec une tête de mort.

« Quand j’étais petite, j’adorais dessiner sur les visages des gens, révèle-t-elle. Sauf que j’avais des problèmes avec le proviseur de l’école parce que je le faisais sur la tête des gamins que je n’aimais pas. »

Brooke Major s’amuse comme une folle à débrider les yeux qui se posent sur son œuvre. Un régal à voir à la Galerie Duchoze, rue d’Amiens, aux côtés de deux autres artistes atypiques : le Franco-Serbe David Djordjevic qui peint sans pinceaux mais directement au tube à l’aide de ses doigts et Liu Zhengyong. Cet artiste chinois « appartient à cette « nouvelle vague » qui ébranle, tonifie notre marché et vient le chahuter pour notre grand bonheur », explique René Réthoré le galeriste.

Brooke Major, David Djordjevic et Liu Zhengyong jusqu’au 8 septembre à la Galerie Duchoze 49, rue d’Amiens, Rouen.

Tél. 02 35 07 34 13

www.duchoze.com

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